Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau

Michael Roeder, Photographies 1986 • 2002 - février • mars 2004, Lyon

À l’occasion de l’année de la Chine en France, Lyon

Le propos de Michael Roeder est de questionner la rencontre.

La Chine est fixée sur la pellicule depuis les années quatre-vingts. Il n’est question ni de la Chine de la modernité et de la mondialisation, ni de la Chine « nouvelle grande puissance ». Ce ne sont pas non plus les sites touristiques auxquels on associe habituellement le pays.

Ce que les photographies de Michael Roeder mettent devant les yeux, c’est l’interstice entre la ressemblance et la dissemblance que chacun peut apercevoir dans ces images ; si d’un côté, chacune d’elles nous rappelle la morphologie de nos villes, de l’autre, chacune nous en éloigne. Chaque photo nous invite à nous regarder en regardant cet autre. Ainsi, en est-il de ces attitudes que partage l’humanité des villes : attendre le bus, dormir sur un banc, le vide sous les ponts … autant de lieux connus, autant de lieux qui se répètent à travers le monde ; seule donnée qui change « l’humain », et combien même ses traits changent, ses attitudes, ses croyances,  dans ces espaces de l’urbanité, se répète à chaque fois la question de la capacité à cohabiter : l’humain et son environnement ; la nature dite naturelle et la ville dite artefact, la misère et la richesse … nous pouvons ainsi continuer la liste des défis de la cohabitation à l’infini, sans jamais avoir une réponse.

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